Article publié le 31 mai 2026
Article publié le 31 mai 2026
La Team Sciboz du Curling Olympic Mulhouse a remporté ce week-end la 1re édition du Mulhouse Trois Frontières, un tournoi international organisé à la patinoire de l’Illberg. L’équipe mulhousienne a réussi une très belle performance et pose la première pierre d’un projet ambitieux tourné vers 2030.
Renaud Leroi (avec le balai), Aurélien Fasano (au lancer) et Kim-Lloyd Sciboz ont affiché leurs ambitions en remportant la 1 re édition du Mulhouse Trois Frontières. Photo Vincent Voegtlin
Pour la première édition de son nouveau tournoi, le Curling Olympic Mulhouse avait mis les petits plats dans les grands pour accueillir vingt équipes à la patinoire de l’Illberg, de vendredi à dimanche à Mulhouse.
Plusieurs formations helvètes faisaient partie des favoris, mais ce sont finalement des outsiders, les équipes mixtes d’Allemagne et de Mulhouse qui se sont disputé le titre dimanche après-midi. Alors qu’après sept « ends » - nom donné aux manches –, Mulhouse menait 4-2, leurs adversaires d’outre-Rhin avaient la possibilité de gagner le tournoi sur l’ultime lancer.
« La dernière pierre allemande était vraiment dure. On en avait une sur la piste, une dans la cible. La leur est passée tout près, mais c’est la loi du sport. Le curling est un sport de précision qui se joue sur des détails », réagissait le Mulhousien Aurélien Fasano, après s’être imposé 5-2.
« Sur ce tournoi, on a été constants, concentrés et on a proposé un jeu pas évident pour nos adversaires », poursuivait son coéquipier Renaud Leroi. En gagnant à domicile, les deux athlètes et leur skip, Kim-Lloyd Sciboz, ont validé les prémices d’un projet bien plus grand, tourné vers les JO d’hiver 2030, prévus en France.
Les Mulhousiens Aurélien Fasano (à gauche) et Renaud Leroi lors de la finale du tournoi international à la patinoire de l'Illberg. Photo Vincent Voegtlin
Pour autant, pas question de s’enflammer. Les Mulhousiens savent que le chemin est encore long avant de pouvoir bousculer la hiérarchie mondiale et convaincre la fédération. « Il faut rester humble, construire les choses petit à petit, brique par brique », tempère Renaud Leroi, pour qui le plaisir du jeu reste le meilleur des moteurs.
Le cap supérieur des vice-champions de France est pourtant déjà fixé pour la saison prochaine : l’arrivée d’un entraîneur et un programme de préparation largement intensifié. « Le curling de très haut niveau exige des sacrifices que le grand public imagine rarement, entre trois et quatre heures sur la glace par jour, autant de temps à la salle de musculation, et des tournées intenses de septembre à mai. Le but n’est pas d’aller aux JO pour passer pour des peintres », sourit Kim-Lloyd Sciboz. « C’est notre rêve, mais si on est choisi pour représenter la France dans quatre ans, c’est pour afficher un top niveau », conclut Aurélien Fasano.
Le rendez-vous est pris. Celui d’un 2e Mulhouse Trois Frontières aussi.
Matthieu Frey
Article publié le 28 mai 2026
Le Curling Olympique Mulhouse organise son premier tournoi international baptisé Mulhouse Trois Frontières de vendredi à dimanche. Vingt équipes allemandes, suisses et françaises vont balayer sec pendant trois jours sur la glace de l’Illberg.
Photo Roméo Boetzlé
La patinoire de l’Illberg à Mulhouse est fermée au public depuis quelques jours. Les compresseurs y seront débranchés la semaine prochaine, à l’issue de la première édition de Mulhouse Trois Frontières, un tournoi international de curling organisé par le Curling Olympique Mulhouse (COM).
Son premier challenge est la préparation de la surface de jeu. « D’abord, on incorpore les cibles sous la glace. Ensuite, entre le hockey et le patinage, il faut retravailler la glace pour que les pierres puissent y glisser de façon optimale », explique Philippe Lecouturier, secrétaire du club mulhousien. Les dates de la compétition ont été placées juste avant que la patinoire ne soit en pause estivale.
Une fois la piste domptée, place au jeu. Vingt équipes ont répondu présent et seront réparties en deux groupes, A et B. De nombreuses formations helvètes, une sélection allemande, plusieurs clubs jurassiens, mais aussi Nice, Valence, Strasbourg, trois teams colmariennes, et bien évidemment, le COM. « C’est un plateau relevé. Il faut tout de même signaler que Mulhouse est vice-champion de France », se réjouit Philippe Lecouturier. « Mais les équipes suisses seront favorites. C’est un sport beaucoup plus pratiqué là-bas, avec un niveau global plus élevé ».
Pour le spectacle et pour que chaque groupe y trouve son compte, les organisateurs misent sur le système « Schenkel » : une formule sans élimination directe, où toutes les équipes disputeront le même nombre de rencontres en huit manches, appelées des ends. En plus, le règlement poussera les compétiteurs à un jeu très offensif. La « Free Guard Zone » interdit d’éjecter les cinq premières pierres placées devant la cible, ce qui oblige les équipes à construire plutôt qu’à détruire. Et avec une limite de 105 minutes pour lancer le dernier end, il ne sera pas question de temporiser.
Le premier match commencera vendredi à 18 h avant une journée marathon samedi. Le dimanche matin se disputeront les dernières rencontres du 4e tour. La finale est prévue à 14 h. Un dernier coup de balai spectaculaire en guise de bouquet final pour l’Illberg, avant que la patinoire ne s’offre un repos bien mérité.
Matthieu Frey